Julie du Chemin : une académie pour apprendre à (s')aimer

Dernière mise à jour : 12 déc. 2020

Julie du Chemin est architecte du désir, architecte et sexologue de formation et co-fondatrice de l’Académie des Arts de l’Amour avec Pascal de Sutter. Avec l’ambition d’accompagner chacun à apprendre à (s’)aimer, elle écrit des ouvrages, anime des programmes comme Sexy Lady et des conférences gratuites comme la semaine de la Femme épanouie. Rencontre avec une experte de l’art d’aimer pleine d’audace et de charme.



La naissance d’un enfant, point de départ d’un changement de vie

C’est avec bienveillance que Julie du Chemin me présente son changement de vie. Elle a longtemps été architecte fonctionnaire. De retour au travail après la naissance de son fils, c’est la page blanche ; le retour dans un cadre rigide devient angoissant et source de larmes.

Vient alors l’envie de fuir : faire ses bagages et se joindre à « Architectes sans frontières ». Mais ses responsabilités de jeune maman et son couple la retiennent.

Le premier pas vers le changement de vie, c’est celui de changer de service. Dans ce nouvel espace, elle occupe des fonctions et développe des compétences qui lui seront utiles plus tard. C’est le temps des premiers powerpoints et de la création de formations. Ce service est aussi le lieu où elle reprend progressivement confiance en elle.


Une conférence sur la sexualité : le retour de l’amour

Il y a onze ans, Julie se rend à une conférence de Pascal de Sutter, « la sexualité des gens heureux ». Cette conférence est une porte vers un nouvel avenir. Elle prend la décision de constituer une bibliothèque de l’amour. Elle a aussi une intuition forte, celle qu’elle reverra Pascal de Sutter et qu’ils écriront des livres ensemble. La curiosité met la machine du changement en marche et avec elle, l’amour revient progressivement dans sa vie.

C’est sept ans après la naissance de son fils qu’elle quitte l’administration. Au cours de ces années, elle a pris des cours du soir privé en sexologie. La question se pose de se réorienter professionnellement. Julie se demande si « elle kiffe avant de se demander ce que cela rapporte » ; elle se lance alors avec Pascal de Sutter. Ils partent animer des week-ends pour couple notamment. Puis, elle prend un an de pause carrière. Elle ne reviendra pas dans son ancien travail.

Formée en sexologie, Julie ne tient pas à guérir ou soigner des problèmes sexuels. Ce qui lui tient profondément à cœur, c’est d’enseigner l’amour. Mais il n’y a pas d’école pour cela.


Donner une chance à ses rêves

Julie insiste, « les débuts sont particulièrement démotivants ». Après cinq ans en tant qu’entrepreneuse, elle commence à voir les résultats de son travail. Elle partage avec moi la métaphore du bambou chinois pour illustrer le lancement de son entreprise. Le bambou chinois est mis en terre et arrosé régulièrement. Durant les six premières années, il ne pousse pas et la septième année, il grandit de douze mètres d’un seul coup. Durant tout ce temps, le bambou créait un réseau souterrain. « Quand rien n’est visible, c’est que quelque chose se prépare », commente Julie.


L’Académie des Arts de l’Amour

Julie a fondé l’Académie des Arts de l’Amour avec Pascal de Sutter Un espace dématérialisé pour apprendre les arts de l’amour dont Eros et Psyché sont les symboles. Le nom « académie » a été choisi car « on peut choisir son support » et cela rejoint le fait qu’il « n’y a pas qu’une façon d’aimer et qu’on peut tout expérimenter » pour reprendre les mots de Julie.

Pour elle, l’amour est source de fortes pressions (que ce soit la rencontre ou la sexualité) et on peut tout apprendre (à séduire, à retrouver du désir, à jouir …). Il est aussi important de sortir du cadre de la normalité.

Le grand rêve de Julie serait de créer une Cité de l’amour inspirée par la Cité du vin de Bordeaux. Ce serait un lieu ludique avec des images d’art, ouvert à tous les publics et qui permettrait à la fois de rassembler et d’aller au-delà des différents types d’amour (sacré, érotique…).


Une ambition sans limites : aider les femmes à retrouver du désir et du plaisir

Julie ambitionne d’aider un million de femmes à se libérer, à retrouver du désir et du plaisir dans leur vie. C’est son grand « why »*, la raison de son aventure dans l’entreprenariat dont le statut lui faisait peur. Un million n’est que le point de départ de son projet.

A travers ce million de femmes aidées, Julie a la conviction qu’elles seront mieux aimées et que cela aidera les hommes. En effet, pour elle, les femmes frustrées sont souvent cassantes, jugeantes ; elles apparaissent donc moins aimables.

Julie a eu l’opportunité d’interroger 10 000 femmes et partage ces statistiques avec moi : 60% d’entre elles déclarent ne pas avoir confiance en elles, quand 40% disent avoir perdu le désir dans leur vie à un moment ou un autre. Ces chiffres mettent en lumière l’importance du travail de Julie.


Une ambition sans frontières : rallumer la flamme

Le programme phare de Julie s’appelle « Sexy Lady ». Elle propose d’aider les femmes à remettre du désir dans leur vie en six mois… et pour le restant de leur vie. C’est un voyage à l’intérieur de soi pour rallumer le désir, trouver des moyens d’avoir beaucoup de plaisir et créer la vie de ses rêves.

Elle a aussi créé un groupe privé facebook « Le cercle des femmes libérées » qui est pensé comme un lieu d’inspiration pour réapprendre à prendre soin de soi et se réconcilier avec sa féminité.

Pour partager ses connaissances sur l’amour et la sexualité, Julie a de multiples activités : animations de conférences, organisation de la semaine de la Femme Epanouie, coaching sur mesure, enseignement de sexologie à des gynécologues…

Julie souhaite que son programme devienne le programme incontournable pour rallumer la flamme et retrouver une sexualité et une vie amoureuse épanouies dans le monde francophone. Elle rêve aussi de conquérir l’Amérique du Nord. Elle me sourit en me disant qu’il est aussi nécessaire « d’avoir la patience de croire en ses rêves. »


L’amour et la sexualité : des sujets qui piquent

Les sujets que Julie aborde, notamment la sexualité, restent tabous. Quand je l’interroge sur le regard des autres, elle me dit qu’elle a eu relativement peu de jugement. Même si face au développement personnel, certains se sont interrogés (« est-ce une secte ? »), elle a reçu beaucoup d’amour et de soutien dans son changement de vie.

Ses proches, particulièrement sa famille mais aussi le père de ses enfants et Pascal de Sutter ont été d’un soutien solide et indéfectible sur lequel elle a toujours pu compter.

Alors, oui, elle reçoit des critiques négatives et elle a des haters ; ce qui lui permet de prendre de la distance, c’est de se dire que s’il y a des gens qui détestent autant ce qu’elle fait, d’autres doivent beaucoup aimer son travail.


Un rêve qui l’a transformée

La réalisation de ce rêve l’a libérée. Elle a impacté toutes les dimensions de sa vie. Elle m’explique que, par exemple, lorsqu’elle va intervenir à La Réunion, elle emmène sa famille là-bas. Ce rêve lui a permis d’allier l’argent et le plaisir, le couple et la vie professionnelle.

Elle se compare à une danseuse en constante création. Elle ajoute que depuis cette année, elle a vraiment l’impression de vivre dans une abondance financière dont elle peut faire profiter les gens avec qui elle travaille.

Julie souligne que tout cela est un retour de l’argent qu’elle a investi dans ce rêve. Lors de sa séparation avec son ex-compagnon, elle a récupéré l’équivalent de la moitié de sa maison, qu’elle a choisi d’utiliser pour financer son entreprise, notamment en investissant dans la visibilité sur les réseaux sociaux. Quelque part, c’est de l’argent qu’elle s’est donnée à elle-même et qui lui est revenu, pour reformuler Julie.


Quelques pépites

Julie partage avec moi cette petite phrase qui a été un moteur pour elle tout au long de son changement de vie ; petite phrase inscrite sur sa première carte de visite. « Refais chaque jour le serment d’être heureux ». Chaque jour est un jour nouveau où l’aventure redémarre. Ce moteur est devenu avec le temps « Refais chaque jour le serment d’être amoureux ».

Elle me confie sa conviction profonde qui l’a amenée jusque-là : chacun à sa bonne étoile et son destin à accomplir. Si elle en est là, c’est qu’elle a écouté sa petite voix intérieure. Elle ajoute « pouvoir s’inspirer est magnifique et peut nourrir », mais attention, « cela peut aussi décourager ».

Elle propose de voir le parcours des gens qui nous inspirent comme un tremplin, une manière de se dire « c’est possible, alors pourquoi pas moi ? ». Elle me laisse cette pépite, pour vous tous qui me lirez, « vous avez quelque chose de tellement beau à amener au monde ».


Julie, entrepreneuse pleine d’audace et de charme, travaille tous les jours à ramener l’amour, le désir et le plaisir dans la vie des femmes. Elle me confie que quelque part, son métier est aussi de donner la permission aux autres de faire ce qu’elle a pu faire pour elle-même (créer son métier, changer de nom de famille, s’autoriser l’incongru, la liberté, le rêve…). Elle nous laisse, au cœur de cet interview, les trésors de son parcours pour que nous aussi puissions prendre notre envol avec confiance.



Qu’est-ce que vous inspire le parcours de Julie ? Quels rêves avez-vous envie de réaliser ?




Marie-Line Naves


Merci à Julie pour son audace, sa joie, son amour et sa connexion avec sa flamme intérieure qui est contagieuse.

Pour en savoir plus sur les programmes et prochaines conférences animées par Julie du Chemin: c’est ici

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*pourquoi

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